08 septembre 2009
la bulle d'or

14 mars 2009
histoire du Vertige

25 décembre 2008
la distinction entre le sauvage et le domestique

09 décembre 2008
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03 décembre 2008
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27 novembre 2008
LE LABORATOIRE SECRET

22 novembre 2008
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20 novembre 2008
sens de la bataille, sens de la lecture

16 novembre 2008
DANS UN DE MES LABORATOIRES AVEC UNE COMPLICITE

14 novembre 2008
Il était une fois...
Histoire de celui qui partit à travers le monde pour apprendre à frissonner, conte des frères Grimm.
C'est l'histoire grandiose d'un jeune homme homme, presque un enfant, que l'on (sa famille et le village) dit bêta parce qu'il... n'a peur de rien. Il décide donc de partir de par le vaste monde pour trouver la peur et voir ce qui lui manquerait. Il rencontre des faux fantômes, des vrais pendus sensés lui parler, le glacer d'effroi, puis de vrais fantômes, des brigands violents, mais rien n'y peut, il ne frissonne pas. Jusqu'au jour où dans un royaume il défait une malédiction et en épousailles reçoit la princesse à laquelle il confie le but de sa quête. Elle attend la nuit et le sommeil et lui jette un seau d'eau froide pleine de petits poissons sur son corps nu. Il s'éveille en criant, transi et la princesse dit au héros « Maintenant tu sauras ce que frissonner veut dire ». Ce conte des frères Grimm, comme tout conte capital, contient une énigme. Peut-on vivre sans avoir peur ? Il faut situer ce comportement à la fois dans une origine et dans un cheminement. Le « bêta » ignore la peur et part en quête comme s'il lui manquait un élément lui permettant de vivre en communauté. Mais il part aussi par commodité, pour ne pas amplifier la peur d'autrui face à son idiosyncrasie. La pire des épouvantes ne l'atteint pas. Il peut converser avec les morts dans une tranquillité d'esprit qui paraît surhumaine. On lui a déjà signifié qu'il n'est pas d'ici. Et devenu nomade (en ayant un objectif et une trajectoire) son absence de crainte l'emmène dans le cœur du Mystère. Dans une mythologie il serait un dieu banni sur la terre. Le trait d'humour final de l'eau froide est plutôt dirigé vers ceux qui vivent dans la peur, restent esclaves de celles-ci.
Denis Protéor
